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Schéma de Mobilité Transfrontalière Luxembourg-Lorraine
08-01-2009

Vers le niveau supérieur

C’est en date du 8 janvier 2009 que Monsieur Lucien Lux, Ministre des Transport a présenté à Belval ensemble avec Monsieur Jean-Pierre Masseret, Président du conseil Régional de Lorraine et Monsieur Bernard Niquet, Préfet de la Moselle le Schéma de Mobilité Transfrontalière Luxembourg-Lorraine (SMOT).

Photo de Lux,Niquet,Masseret

De gauche à droite: M.Bernard NIQUET, Préfet de la Moselle, M. Lucien LUX, Ministre des Transports, M. Jean-Pierre MASSERET, Président du Conseil Régional de la Lorraine

Le schéma de mobilité transfrontalière (SMOT) permet de coordonner les orientations définies dans le cadre des documents de planification luxembourgeois (IVL, Mobil 2020 et PST) et lorrains afin de se définir ensemble avec le département de la Lorraine une stratégie commune qui permet d’assurer une mobilité durable sur l’axe Luxembourg-Lorraine.

Porté par une volonté politique forte du Ministère des Transports, du Conseil Régional de Lorraine et de l’Etat Français, le schéma de mobilité transfrontalière (SMOT), démarche pionnière de coopération transfrontalière en Europe, a pour objectif d’augmenter progressivement la part modale des transports alternatifs à la voiture individuelle (transports ferroviaires + collectifs et covoiturage) à 15, 20 puis 25 % de l’ensemble des déplacements Luxembourg-Lorraine. Ainsi son objectif rejoint celui du concept de mobilité « mobil 2020 », présenté par Monsieur le Ministre en octobre 2007 qui vise pour 2020 au niveau national une part modale de 25% pour les transports publics.

Enjeux du SMOT

La mise en œuvre d’un premier programme commun d’investissements sur le matériel roulant (acquisition de nouvelles automotrices TER-CFL 2 niveaux) et l’amélioration de l’offre transfrontalière et internationale du gouvernement luxembourgeois (connexion du Grand-duché au réseau TGV, augmentation de la fréquence des trains transfrontaliers, installation de nouvelles lignes de bus) ont permis d’augmenter d’une manière significative le nombre de voyageurs utilisant les transports publics, principalement aussi sur l’axe Luxembourg-Lorraine. Néanmoins, force est de constater qu’une partie importante des 70.000 lorrains travaillant aujourd’hui déjà au Luxembourg (équivalant à 20 % des emplois au Grand-Duché et 50 % de l’ensemble des travailleurs frontaliers) utilisent toujours leur voiture individuelle pour se rendre à leur lieu de travail, ce qui entraîne une saturation des principales infrastructures de transport reliant le Grand-duché à la France. Ainsi, certains tronçons de l’A3 côté luxembourgeois et de l’A31 côté français sont fréquentés par plus de 100 000 véhicules/jour.

Diagramme

Au-delà de la situation du travail frontalier et de ses conséquences en termes de mobilité, la question environnementale de lutte contre la pollution doit être prise en compte pour répondre aux enjeux climatiques auxquels nous sommes confrontés.

Marqué par la saturation des infrastructures routières et la multiplication des pôles à desservir, l’offre de transports collectifs et ferroviaires doit prendre une nouvelle dimension et la complémentarité entre tous les réseaux de transports doit être développée davantage, quels que soient les opérateurs. Il importe donc de changer d’échelle et de mettre en place des capacités supplémentaires de transport, tout en augmentant la part des transports alternatifs par rapport à celle de la voiture individuelle (transports collectifs et covoiturage).

Qu’est-ce que le SMOT ?

Le SMOT est un outil opérationnel permettant de coordonner l’action des autorités organisatrices, ainsi que celles des acteurs concernés, dans une logique de complémentarité, d’attractivité et de performance.

La démarche proposée dans le cadre du SMOT intègre l’inter-modalité au niveau transfrontalier entre les différents réseaux et modes de transport comme élément fondateur de la structuration de l’offre.

A cet effet, les complémentarités entre le rail et la route au niveau transfrontalier doivent être développées, notamment :

  • en renforçant les capacités et l’efficacité du mode ferroviaire, qui constitue l’épine dorsale de la mobilité Lorraine-Luxembourg, car il dispose encore de marges de progression importantes,
  • en créant de nouvelles lignes d’autocar transfrontalières pour organiser les correspondances utiles avec les gares TER-CFL, ainsi que pour desservir les zones d’habitat et d’emploi éloignées du réseau ferré,
  • en favorisant le covoiturage.

Dès 2008 :

La mise en œuvre de cette nouvelle dynamique a été anticipée dès 2008 par la mise en service de la ligne routière Vila’Ville (Kirchberg-Hayange/Thionville) ainsi que l’élargissement de la gamme Flexway (tarification transfrontalière).

En 2009/2010 :

Dés 2009, un abonnement tout public sera proposé pour simplifier les démarches des usagers du TER et une première démarche d’intégration billettique Lorraine-Luxembourg sera menée.

De nouvelles fréquences et de nouvelles lignes ferroviaires directes entre la Lorraine et le sud du Luxembourg (Esch-sur-Alzette, Belval, Differdange, Pétange, Rodange) seront créées depuis le Sillon Lorrain (Metz, Thionville) et le Pays Haut (Longwy). S'y ajoute la création de 4 lignes de bus transfrontalières au départ de la Lorraine vers Luxembourg-Ville qui seront complémentaires au train.

Concernant les modes alternatifs, la Région Lorraine lancera également une plate-forme internet régionale de co-voiturage pour organiser et développer cette pratique de mobilité.

Pour 2010, les partenaires du SMOT veulent rendre les systèmes billettiques SimpliCités (F) et E-Go (L) compatibles. Toujours dans le domaine ferroviaire, des travaux sont prévus pour augmenter la capacité des réseaux.

Enfin, à l’été 2010, avec l’achèvement des travaux de la nouvelle gare Belval-Université (intégrant un P&R), la desserte ferroviaire de Belval (ainsi que d’Esch-sur-Alzette, Differdange, Pétange, Rodange) depuis la Lorraine sera complète avec la mise en service de 4 allers-retours CFL-TER quotidiens.

Horizon 2015/2020/2030 :

Ces projets prévus à court terme seront complétés par des projets communs programmés à l’horizon 2015, 2020 et 2030, qui seront déclinés en lien avec les projets de l’ensemble des acteurs de la mobilité :

Carte stratégie

  • L’acquisition de nouvelles rames : Le Ministère des Transports du Luxembourg et la Région Lorraine s’associeront dans le cadre de nouvelles commandes coordonnées de matériel roulant TER-CFL de nouvelle génération et de grande capacité, disponible à compter de 2013/2014.
  • L’augmentation de la capacité du réseau ferroviaire sera engagée dès 2009 avec le traitement prioritaire des principaux nœuds du réseau (Metz, Hagondange, Bettembourg et Luxembourg), l’analyse de la capacité des lignes ferroviaires sera engagée dès 2009 afin de prioriser les investissements et travaux d’infrastructures futurs ainsi que la construction des nouvelles lignes ferroviaires prévus dans le concept de mobilité « Mobil 2020 » (nouvelles lignes ferroviaires Luxembourg – Esch, Luxembourg – Bettembourg, Pétange – Luxembourg, Hamm – Findel – Luxexpo).
  • La mise en service des gares périphériques du concept de mobilité « Mobil 2020 » , dont notamment celle de Howald, qui permet d’accueillir dès 2011 les premiers voyageurs travaillant dans les quartiers en pleine expansion Cloche d’Or, Ban de Gasperich et Zone industielle Howald, voyageurs qui, venant de France, n’ont plus besoin de passer par la Gare Centrale pour se rendre à leur lieu de travail.

Ce concept est complété par le projet du tram de la Ville de Luxembourg qui reliera les gares de Luxexpo, Cessange, Howald et la Gare Centrale entre elles, et constituera la nouvelle artère des transports en commun de la Ville de Luxembourg.

Du côté français la création de nouvelles gares et parkings périphériques permettant, en amont de leur trajet, le rabattement des automobilistes vers les modes de transports alternatifs. Ces projets doivent tenir compte et anticiper le développement urbain afin d’accroitre leur efficacité et d’étendre leur périmètre de captage.

  • La création de nouvelles capacités ferroviaires sur l'axe Luxembourg - Thionville - Metz, qui est mise en oeuvre, du côté luxembourgeois, par la construction d'une nouvelle ligne ferroviaire entre Bettembourg et Luxembourg et qui, sur la partie Bettembourg-Thionville-Metz-Nancy, se traduira p.ex. par l'aménagement de voies supplémentaires ou par des mesures d'infrastructure sur le réseau existant.
  • Le développement de nouvelles lignes d’autocar transfrontalières, complémentaires du réseau ferroviaire et assurant la desserte des zones mal couvertes, du fait de leur éloignement, par les réseaux de transport collectifs plus structurants.


 Pour en savoir plus ... Pour en savoir plus ...
   Téléchargements internes  Formats
  * Présentation de la conférence de presse  PDF (472 Ko)
  * Diagnostic socioéconomique et analyse de la mobilité transfrontalière Lorraine-Luxembourg (Phase 1)  PDF (8950 Ko)
  * Nouvelles orientations à court, moyen et long terme (Phase 2)  PDF (801 Ko)

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